Aide couplée au blé dur : une spoliation du droit commercial

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L’Organisation des producteurs de grains (OPG) et la Coordination Rurale contestent vivement les nouvelles modalités de l’aide couplée au blé dur qui représentent une véritable spoliation du droit commercial.

Désormais, ce n’est plus une facture de semence certifiée qui est exigée – suppression demandée depuis des années par l’OPG et la CR – mais un contrat de livraison (précisant la surface) avec un organisme stockeur (OS).


Pour l’OPG, cette nouvelle formule ne sera pas plus efficace que la précédente pour promouvoir la culture du blé dur. Mais surtout, en leur imposant de s’engager précocement avec un OS, les agriculteurs seront privés de leur pouvoir de négociation du prix de vente, ne pouvant faire jouer la concurrence.

Pour le blé dur, sur lequel d’impressionnantes réfactions de qualité sont applicables (mitadinage, moucheture, etc.), cette privation peut engendrer une perte économique bien supérieure au montant de l’aide couplée qui est de l’ordre de 30 €/ha, soit 6 € par tonne maximum.

L’OPG, via la CR, a déjà fait part de son désaccord au ministère de l’Agriculture et refuse qu’une fois de plus le maillon commercial d’une filière de production, ici celle du blé dur, s’attribue la position la plus avantageuse, en n’hésitant pas à spolier l’agriculteur de ses droits.