Gestion des risques : qui en profite réellement ?

Une partie de la profession agricole s’enthousiasme à l’idée que les modifications apportées par un compromis sur le règlement agricole (dit omnibus) améliorent de façon significative la protection des agriculteurs. Cependant, l’OPG demande au ministre de l’Agriculture d’être vigilant avant d’entreprendre des modifications règlementaires poussant les agriculteurs à s’assurer. Et pour cause, selon la CR et l’OPG, les seuls bénéficiaires de cette éventuelle mesure seront les assurances. Quelles sont les modifications apportées par Omnibus ? Concernant la gestion des risques, le nouveau règlement abaissera le seuil de déclenchement pour les assurances climatiques de 30 à 20 % de pertes, avec un accompagnement public maximal porté de 65 à 70 %. Quelles conséquences pour les agriculteurs ? Pour les assurés, l’aide attribuée par le second pilier à l’assurance sera augmentée de 5 %. Le déclenchement des sinistres sera plus souple car il se réalisera lorsque les pertes sont de 20 % et non plus 30 %.

 

Pour la majorité des agriculteurs qui ne sont pas assurés, ceux qui prennent leurs dispositions en alternant les cultures et les espèces pour gérer leur risque de production, la conséquence sera un prélèvement encore plus fort sur leurs aides non couplées, dites du 1er pilier, qui viennent de baisser de 30 % sur les 3 dernières années.

Tous les agriculteurs participeront en effet au financement de l’assurance d’une minorité.


Le paradoxe de l’assurance climatique…

Les régions qui auraient le plus besoin d’assurance climatique sont celles où le risque météorologique est potentiellement le plus fort, donc celles où le tarif de l’assurance est le plus élevé. Ces régions ne sont pas celles qui ont les meilleures capacités de production en raison d’un climat moins favorable. Conséquence : les agriculteurs de ces régions sont plus vulnérables face à la climatologie, leur trésorerie a été mise à mal ces dernières années, ils font moins appel à une assurance trop coûteuse et malgré cela, l’État va puiser dans leurs aides pour aider les agriculteurs de zone où l’assurance est moins chère avec un climat plus favorable.


Les besoins des agriculteurs : de la trésorerie et non de prélèvements !

Les baisses des aides sont venues s’ajouter à des réductions des chiffres d’affaires dues à des rendements moyens et des prix de marché faibles. Une majorité des agriculteurs français a vu sa trésorerie fondre au cours des 3 derniers exercices pour atteindre une situation aujourd’hui catastrophique.

Nos affiches téléchargeables

affiche 5

Newsletter

Stocks mondiaux Blé et Céréales secondaires

Déclaration en tant que collecteur de céréales et oléo protéagineux

Adhesion

Télécharger le bulletin d'adhésionTélécharger le bulletin d'adhésion Si vous souhaitez adhérer à l'OPG.
Télécharger le bulletin d'adhésionTélécharger le bordereau de cotisation individuel Pour ceux qui souhaitent cotiser à l'OPG directement, sans prélèvement de l'OS sur leurs factures de grains