Le prix du blé chute en dessous du coût de production

Epis de blé

Après s’être redressé pendant 18 mois, le cours des céréales renoue à nouveau avec la déprime. La cotation de référence « rendu Rouen » est retombée en-dessous de 180€/tonne (majorations mensuelles incluses). Avec le transport et la marge de l’organisme collecteur à déduire, ceci signifie un prix de l’ordre de 150 à 160€ par tonne pour le producteur. Nous retombons au même niveau de prix (105 francs/quintal), qu’il y a 30 ans ! En monnaie courante, bien entendu !

 

L’observatoire Arvalis-Unigrains a estimé le coût moyen de production du blé à 221€/t pour la récolte 2011. Prix auquel il faut retirer en moyenne environ 40€ par tonne d’aides pour obtenir le prix minimum de marché qui permette au producteur de dégager un résultat positif, soit 180€/t.

Nombreux sont les agriculteurs qui n’ont pas encore vendu la totalité de leur récolte 2011 car on leur expliquait que les prix allaient se maintenir. Ces prix sont en train de perdre 20 à 30€/t.

La cause de cette chute des prix réside dans les bonnes récoltes en Ukraine et Russie avec des bateaux qui viennent décharger leurs céréales dans les ports d’une Union européenne qui a démantelé tous ses instruments de gestion des marchés. De plus, l’UE est actuellement en discussion avec l’Ukraine pour un accord de libre échange qui porterait sur un total d’environ 2 millions de tonnes de céréales (blé, orge et maïs). L’OPG demande aux pouvoirs publics français non pas de s’abstenir mais de rejeter ce projet qui obligerait la France à exporter encore plus de céréales en dehors de l’UE.

Les exportateurs se nourrissent du malheur des producteurs : plus d’importations signifie plus de marchandise à réexporter. Des prix cassés pour les producteurs sont une opportunité de marché pour les exportateurs.

Les céréaliers sont fatigués de cette situation qui dure maintenant depuis près de 20 ans et qui ne leur donne aucune visibilité pour investir ou exercer correctement leur métier et qui ne leur permet plus de vivre du fruit de leur travail. Il est urgent de protéger nos marchés pour pouvoir réguler les productions et les prix. C’est une des missions essentielles assignée par le traité de Lisbonne à la PAC : « assurer ainsi un niveau de vie équitable à la population agricole, notamment par le relèvement du revenu individuel de ceux qui travaillent dans l'agriculture, stabiliser les marchés et assurer des prix raisonnables dans les livraisons aux consommateurs ».

Contacts presse :
Jacques Commère – Responsable OPG – 06 74 44 02 06
Aurore Demarigny – Chargée de Communication – 06 76 52 01 03

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