Vu l'insistance avec laquelle le petit monde des semences s'est agité récemment pour faire passer la loi sur le COV (Certificat d'Obtention Végétale) et les CVO (Cotisations Volontaires Obligatoires), nous aurions pu être légitimement inquiets sur la situation financière de nos firmes de semences.
Mais la présentation du rapport annuel de la filière semence 2010/2011 par le GNIS nous a rassurés. Le chiffre d’affaires (CA) du secteur semences et plants en France est de 2,7 milliards d’euros, plaçant notre pays à la 3ème place mondiale derrière les poids lourds que sont les Etats-Unis et la Chine.
Il est vrai qu'on aurait pu être pessimiste à la lecture de l'argumentaire du ministère de l'Agriculture, diffusé auprès des parlementaires, qui estimait que 70 % des 71 entreprises de semences étaient des PME.
Si les fonctionnaires qui ont rédigé ce document avaient consulté la revue Agro Distribution (n° 221, hors série de novembre 2011), ils se seraient aperçus (pages 130/131) qu'en fait il n'y a que 45 firmes concernées par les semences grandes cultures et fourragères en France. Le classement de celles-ci suivant leur chiffre d'affaires révèle que les 7 premières se partagent plus de la moitié du marché et les 20 premières, 90 % de celui-ci. Il n'y a donc pas trop de place pour l'artisanat chez nos semenciers.