Libre commercialisation des céréales au sein des GIEE : souris née de la montagne ou jugement de Salomon ?

Dans sa version initiale proposée en janvier à l’Assemblée Nationale, le projet de loi d’avenir agricole proposait un assouplissement à l'interdiction pour les producteurs de vendre leurs céréales à d'autres que les seuls acheteurs « autorisés » (coopératives ou négoces) en permettant les échanges directs entre céréaliers et éleveurs.

La Coordination Rurale et l'Organisation des Producteurs de Grains lèvent le voile sur un privilège en fin de vie.


Une petite ouverture

La CR et l'OPG se félicitent qu'avec une logique implacable, le sénat ait rétabli cette disposition que les députés avaient sabrée et qu'il ait réouvert une première petite porte d’entrée à la vente directe des grains, sans intermédiaire, entre membres d'un même Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental (GIEE).

Des protestations malhonnêtes et pathétiques
Reprenant les arguments classiques et usés jusqu’à la corde, les syndicats spécialisés de la FNSEA (AGPB, AGPM), sous-marins de certaines coopératives à la dérive, vont à l'encontre des intérêts de leurs propres adhérents. Ces organisations reviennent sur la dilution des garanties, la qualité sanitaire et technique des marchandises, la sécurité des transactions et la connaissance des marchés qu'apporterait le passage des grains par des organismes de stockage déclarés.
La CR et l'OPG soulignent que les agriculteurs sont des professionnels responsables, que la meilleure traçabilité est obtenue par des échanges directs, que les modalités contractuelles tant souhaitées par l’interprofession permettent de protéger chacune des parties lors d’une transaction, et que les grains qui sont stockés à la ferme « passent » rarement physiquement par ces intermédiaires. Il reste vrai par contre que les prélèvements abusifs de cotisations syndicales par les coopératives au profit de ses syndicats n’ont pas encore disparu…

Une position ultra-majoritaire
La CR et l'OPG rappellent qu’elles ont toujours soutenu la libre commercialisation des grains sans obligation de vente à un organisme agréé, dans la logique des circuits courts. Deux sondages réalisés depuis 2 ans auprès de plusieurs centaines d’agriculteurs ont montré que 95 % des agriculteurs, quelle que soit leur appartenance syndicale revendiquent cette libre commercialisation. La réduction du nombre d’intermédiaires dans les échanges  abaisse significativement le prix final des grains.
Pour les éleveurs, cela permettrait une réduction des charges d’approvisionnement conséquente et indispensable pour améliorer leur maigre résultat économique et retrouver de la compétitivité.
L’activité de commercialisation est le prolongement de la fonction de production de l’agriculteur. Les positions de l’AGPB et de l’AGPM sont ubuesques : alors qu’ils ne disent pas un mot sur les millions de tonnes de maïs ukrainien qui rentrent librement sur le marché européen, ils veulent entraver le commerce entre agriculteurs français et maintenir un privilège exorbitant et unique en Europe !

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