
Réunis en Assemblée Générale à Saint-Paul lès Dax (40), ce jeudi 26 janvier, les producteurs venus de tous les bassins céréaliers, ont échangé sur l'actualité agricole qui les concerne. Un constat s'impose : les agriculteurs en ont assez d'entendre des beaux-parleurs s'exprimer en leur nom !
Telle la fable du corbeau et du renard, les céréaliers se sont, depuis trop longtemps, laissés flatter du titre d’exportateurs. Ils croyaient qu’ils produisaient le pétrole vert de la France et depuis un an ils découvrent, au travers de l’actualité internationale, que parmi leurs clients se trouvaient des pays en manque de démocratie et même des dictatures. Cela n’est pas glorifiant, ni sur le plan moral ni sur le plan économique.
Les producteurs de grains se sont laissés tondre et, contrairement à ce que laisse entendre le récent rapport de la Cour des comptes sur les biocarburants, aucun agriculteur ne pourrait vivre de son travail en vendant toutes ses récoltes à ces usines formatées pour fonctionner avec des prix de matières premières trop bas.
Face à la nouvelle donne géopolitique et économique mondiale, les producteurs de grains refusent cette stratégie de communication de la filière qui consiste, pour des intérêts mercantiles, à vouloir faire croire que les céréaliers français ont vocation à remplacer le pétrole et à nourrir le monde alors que l'Europe ne parvient pas à se nourrir elle-même.
Dans un marché céréalier tout juste équilibré au niveau de l’UE 27, les producteurs de céréales dénoncent les importations de céréales secondaires et de PSC (produits de substitution des céréales) qui permettent artificiellement de réexporter du blé vers les pays tiers et pèsent sur les cours.
Conscients du déficit important en protéines végétales de l’UE 27 qui correspond à une délocalisation de production de 17 millions d’hectares, ils interpellent le commissaire européen à l’agriculture Dacian Ciolos sur son projet de réforme de la PAC dont l’approche, uniquement budgétaire, est dénuée de toute agronomie.
Notre expérience passée nous invite à rester également vigilants à propos de notre dépendance en soja. Celle-ci pose un grave problème qui pourrait devenir dramatique en cas de tensions, prévisibles, sur les marchés telles que celles observées sur les céréales en 2007.
Contacts presse :
Jacques Commère – Responsable OPG – 06 74 44 02 06
Bérengère Bosi – Chargée de Communication – 06 70 80 99 51
Commentaires
Nous sommes ouverts à toute discussion. Pouvez-vous argumenter votre message de sorte qu'on puisse y répondre. Merci
Je reviens à charge pour faire taire les beaux parleurs il faut les affamer une penurie alimentaire modiale est la seule solution
le fondateur de la CR doit etre furieux de voir son heritage qui copine avec les gouvernements