PAC 2015-2020 : Un projet dangereux et déséquilibré pour les producteurs de grains

Volatilité des cours des céréales : les fruits de l'irresponsabilité

Les discussions sur la future PAC 2015/2020 sont centrées sur le thème de la redistribution des aides en faveur de l’élevage et de l’emploi. En parallèle, le secteur des grandes cultures, trop souvent perçu comme celui des grandes exploitations, n’est pas dans le confort financier que certains lui attribuent.

Une situation mouvante

L’exercice 2012 a été bon pour les producteurs de grains, comme l’avait été 2007, mais la CR et l’OPG rappellent que ces bonnes années compensent tout juste une érosion des revenus de 25 ans. Par ailleurs, les années 2013 et peut-être 2014 pourraient ressembler à celle de 2009, la pire année du secteur des cultures.

Des chiffres incontournables

D’après les économistes d’Arvalis, le prix de revient du blé en France pour 2012 (aides PAC comprises) est de 160 € par tonne et il est de 197 € sans ces aides. FranceAgrimer, dans sa note de conjoncture de septembre 2013 évalue pour août 2013, le prix ferme payé aux agriculteurs à 164 € la tonne, accusant une baisse de 70 € par rapport à l’année dernière à la même époque (- 500 € de recettes par hectare pour un rendement moyen de 7,3 tonnes) et il n’est pas acquis que cette baisse soit stabilisée.

Le prix de vente actuel se situe au niveau du coût de revient avec les montants des aides PAC 2012. La dégradation de ces aides, telle que proposée par le nouveau projet de M. Le Foll, fera passer la comptabilité des cultivateurs dans le rouge.

Des scénarios à côté de la réalité

Entre les 4 scénarios PAC proposés par le ministère de l’agriculture, l’incidence sera de 50 € à 100 € par hectare pour le producteur. Par contre, la baisse de prix en un an entraine une perte de 500 € par hectare ! Le véritable levier économique et social est donc actionné par les prix ; tout charcutage des aides étant inefficace, fruit d’une politique vouée à l’échec.
L’absence de régulation des marchés dans la nouvelle règlementation affaiblira les agriculteurs pour les années à venir.

Alors que la FNSEA proposait une CVO de solidarité à la charge des céréaliers pour les éleveurs, l’OPG et la CR attirent l’attention de M. Le Foll sur l’instabilité économique à laquelle les producteurs de grains doivent faire face.

Les précédentes restrictions de soutien aux grandes cultures n’ont apporté aucun profit aux éleveurs. Il serait très préjudiciable dans les  conditions actuelles de ne pas considérer les spécificités de ce secteur.

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