Prix des céréales : Ne pas confondre régulation et baisse !

Prix des céréales : Ne pas confondre régulation et baisse !

D’après le syndicalisme spécialisé proche de la coopération, les céréaliers seraient prêts à discuter avec les éleveurs pour réguler les prix des céréales et oléoprotéagineux.

L’Organisation de Producteurs de Grains et la Coordination Rurale souhaitent préciser que, si elles militent bien pour des prix stables, elles veulent aussi des prix justes et s’opposent donc à une baisse des cours actuels des grains qui couvrent tout juste leurs coûts de revient.

Le prix des céréales ne « flambe » pas, il est à peine revenu à son niveau d’il y a 20 ans…

 

Les prix ne peuvent être régulés que par une PAC souveraine et donc rendue étanche aux perturbations des marchés internationaux par des protections douanières. Cette PAC pour laquelle se battent la CR et l’OPG doit déterminer et réguler le juste prix du blé qui guidera les prix des autres grandes productions agricoles. Cela ne sera possible qu’en sortant l’agriculture du champ de l’OMC, revendication jamais soutenue par le syndicalisme majoritaire dont la préférence va au commerce import-export.

Il convient aussi de rappeler que les producteurs en grande culture perdent en 2010 près de 20 % de leurs aides PAC.

Pour cet exercice 2010, plus de la moitié des agriculteurs n’ont pas bénéficié de la hausse des cours. Ils avaient déjà engagé leur production à la vente, alors que les statistiques biaisées ne leur permettaient pas une lecture fiable des marchés.

Quand les média se penchent sur des cours des céréales jugés élevés, aucun organisme ne s’est apitoyé en 2009 sur le bilan comptable négatif de la très grande majorité des producteurs de grains. Lorsque le prix du gaz augmente, personne ne s’émeut de la hausse conséquente des prix des engrais qui pénalise pourtant tous les agriculteurs. Personne n’impose non plus un encadrement tarifaire à ces sociétés industrielles capables de s’entendre pour raréfier leur production.

Selon quel précepte l’agriculteur devrait-il être le seul à travailler à perte sous prétexte qu’il produit des denrées alimentaires et alors que, paradoxalement, ce sont surtout les marchés à l’export et les usines de biocarburants qui sont demandeurs de prix bas ?

Le traité de Rome, non démenti par celui de Lisbonne, stipule que la PAC doit « assurer un niveau de vie équitable à la population agricole, notamment par le relèvement du revenu individuel de ceux qui travaillent dans l'agriculture », « stabiliser les marchés », « garantir la sécurité des approvisionnements » et « assurer des prix raisonnables dans les livraisons aux consommateurs. »

La situation actuelle démontre la faillite de la PAC qui doit être réformée en profondeur pour l’asseoir sur une logique de justes prix, rémunérateurs pour les agriculteurs et raisonnables pour les consommateurs.

Lundi 13 septembre 2010 à 09h00

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