… celui de s’unir. Jusqu’à la création de l’Organisation des Producteurs de Grains en 1996, il n’existait pas d’organisme professionnel représentant et assurant une défense de l’ensemble des productions céréalières, oléagineuses et protéagineuses. Les producteurs agricoles étant concernés par l’ensemble de ces productions, il était important d’avoir une vue globale et homogène sur ces cultures et produits.
L'OPG rassemblait initialement des sections spécialisées des producteurs de céréales à paille, des producteurs de maïs et des producteurs d’oléagineux et de protéagineux. En 2003, toutes ces sections ont été rassemblées.
… les producteurs de grains, dans l’intérêt général de l’agriculture et de tous les agriculteurs : éleveurs, céréaliers, maraîchers… Par contre, elle ne défend pas de filière, et n’est pas prête à sacrifier les intérêts de tous pour les firmes semencières ou pour des usines agro-industrielles ou agro-alimentaires.
Les 2 000 adhérents de l’OPG sont des agriculteurs avec une liberté de pensée et d’action sans compromission. Les fondateurs n’ont aucun intérêt dans la collecte, les biocarburants, le secteur semencier ou l’agro-industrie et n’ont aucune fonction politique.
L’OPG défend un assolement équilibré en céréales, maïs, oléoprotéagineux, qui correspond aux besoins du marché européen pour chacune de ces productions.
Elle ne souhaite pas transformer l’Europe en un immense champ de blé, et est très sensible à l’équilibre entre toutes les productions agricoles.
… des prix rémunérateurs. Devant le développement de la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC), la fonction productrice de l’agriculteur est fortement mise à mal. Tout en respectant l’environnement et en étant respectueux des conditions de production, l’OPG incite à une réflexion sur les monopoles de production et sur les échanges internationaux. Devant la soumission de l’Europe face au plan protéine US et Sud Américain, l’OPG demande à ce que soient reconsidérés les accords commerciaux internationaux et à ce que l’agriculture ne soit plus considérée comme une monnaie d’échanges.
Face à un monde rural, complètement désorienté devant l’installation de la nouvelle PAC (DPU – mesures agro environnementales), notre organisation revendique l’arrêt de l’érosion des prix de nos matières premières agricoles.
Les effets climatiques ou spéculatifs ont révélé ces dernières années la fragilité des marchés céréaliers internationaux. Les prospectives de la FAO (et autres organismes internationaux alimentaires) ont démontré combien l’alimentation humaine va prendre une place fondamentale dans les années à venir, avec une population grandissante, notamment dans les pays en voie de développement. L’agriculteur doit donc trouver dans des schémas valorisants la remise en valeur de sa fonction productrice.