Vivre heureux et prospérer à la ferme des 1000 contraintes ?

Congrès des Producteurs de Grains de LYON – PLAINE DE L’AIN

Depuis un an, la Commission européenne a signé deux accords de libre-échange avec le Canada et l’Ukraine ;

pour 2015 parions que ce sera avec les Etats-Unis ! A chaque fois, ce sont des quantités supplémentaires de blé, d’orge et de maïs qui sont importées inutilement, simplement pour faire baisser les prix. Si les céréaliers européens doivent être compétitifs face à ces géants de l’agriculture, la France a choisi de ne  pas en épouser leurs modèles, comme si l’on interdisait à un boxeur de faire de la musculation… En renforçant le contrôle des structures et le droit de préemption des SAFER, la Loi d’avenir agricole part de l’hypothèse que ce qui n’a pas marché à petite dose depuis 50 ans, fonctionnerait à dose plus élevée ! Bel exemple d’hypocrisie quand les gouvernements successifs n’ont pas eu la volonté de remettre en cause le libre-échange, principal facteur de baisse de revenu, d’arrêt d’activité et d’agrandissement.

 

Dans le même esprit, inciter de nombreux agriculteurs à modifier leur structure juridique pour bénéficier de plus d’aides, quand les lois de modernisation sont revues par chaque nouveau ministre de l’agriculture et quand l’augmentation des aides chez un agriculteur est financée par une baisse chez ses confrères, ne  préfigure pas d’une politique durable et sérieuse ; ce dont auraient réellement besoin les céréaliers.

 

Coté « écolocratie », l’overdose est proche. Le plan « Ecophyto, version 2 » sera répressif. Les pouvoirs publics qui n’ont pas réussi à trouver le chemin de la réduction de l’usage des produits phytosanitaires, se planteront une seconde fois s’ils ne nous écoutent pas. Nous ne sommes pas responsables de leurs échecs, mais injustement ils nous les feront payer.  La recherche scientifique a maintenant assez d’éléments  en faveur d’une révision de la norme nitrate de 50 mg/l. Curieusement, pour un seul client, l’Egypte, la norme du blé change avec une exigence en matière de protéines alors que nous devrons mettre moins d’azote. Ces mêmes exportateurs, qui veulent de la protéine dans le blé, ne veulent pas de rééquilibrage de nos productions en faveur des cultures d’oléoprotéagineux, ce qui nuirait à leur courant d’affaires. Le énième plan protéines est voué à l’échec car il est franco-français sans dimension européenne. Verdissement et agroécologie ne sont que les deux mamelles en silicone d’une politique agricole tarie.

 

Sans engrais, sans protection des cultures et sans eau d’irrigation, comment pourrons-nous approvisionner un marché européen déficitaire de 25 millions d’hectares dans le secteur des grandes cultures ? Nous, les producteurs de grains ne demandons ni la lune, ni les OGM. Ce que nous voulons, c’est simplement que « l’on nous laisse travailler, et que l’on nous foute la paix ! ». Nous proposons au gouvernement et à la Commission européenne de transférer les contraintes sur les réelles nuisances dont est victime l’activité agricole : le lobbying, les importations, les corbeaux, les écologistes, les sangliers, les fonctionnaires aigris, les réglementations absurdes…

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